Erasmus Riga 2013-2014

"10 mois dans le Nord-Est…"


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Erasmus Riga 2013-2014

Approfondir mes connaissances linguistiques, partager le quotidien d’étudiants étrangers et locaux, me familiariser avec une nouvelle culture, trouver une opportunité d’enrichissement personnel et professionnel, développer un réseau de relations internationales… 5 bonnes raisons de choisir l’expérience Erasmus ! Une occasion de partages, de découvertes et de rencontres.

Mais… Riga ??

Et pourquoi pas ! Capitale de 700 000 habitants, située sur la côte Ouest de la Lettonie, Riga offre la possibilité de découvrir une architecture historique, une ville colorée et animée, des paysages atypiques au bord de la mer Baltique.

Et quelle culture !!

La danse, le théâtre, la musique, le sport, tiennent une place prépondérante dans la vie des lettons (latvians). Ces atouts et cette variété culturelle auront d’ailleurs permis à Riga de devenir la nouvelle capitale culturelle européenne 2014 !! Un programme s’annonçant chargé pour cette nouvelle année !

Photos, conseils pratiques et touristiques, informations diverses, alimenteront ce blog tout au long de cette expérience. Suivez également les actualités de ma partenaire Anne Guérin sur son site Un vrai Rigal.

Juliette Saury

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Petit tour en Russie avant de quitter l’Est pour de bon…

Des contrôles de passeports à gogo, du déchiffrage linguistique permanent, des monuments fabuleux, une météo irréprochable, quelques shooters de vodka et d’absinthe, une semaine en terre inconnue dans le grand pays de la Russie.

Il est difficile de croire à un régime autoritaire au regard de la grande amabilité des habitants et du sentiment de liberté que nous pouvons éprouver à Saint-Pétersbourg. L’expression « Venise du Nord » lui correspond plutôt bien, à l’image de ses nombreux canaux reliés au fleuve de la Nava et de ses monuments à colonnes parfois similaires à l’architecture italienne (je pense par exemple à la cathédrale Notre Dame de Kazan). Bref, un dépaysement total que je recommande à tous ceux prêts à entamer les démarches pour obtenir un VISA ! (Et oui, seule petite ombre au tableau…). Pour les potentiels Français intéressés résidant en Lettonie, de nombreuses agences de tourisme prennent en charge cette procédure et offrent des VISA dans un cours délai.

Voici un petit tour en images des grands incontournables : la cathédrale du Saint-Sauveur-sur-le-sang-Versé (monument coloré phare de la ville), la cathédrale Notre Dame de Kazan, le musée de l’Ermitage (plus grand musée du monde en termes d’objets exposés : 11 ans seraient nécessaires pour le visiter entièrement en consacrant 1 minute pour chaque œuvre !), la cathédrale Smolny, la forteresse Pierre-et-Paul, le palace Catherine, la célèbre rue Nevsky…

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Notre retour à Riga avec Baptiste était tout de même chaleureux. Nous retrouvions le calme et la verdure de la petite capitale, l’ambiance de la colocation et une langue que nous étions davantage susceptibles de comprendre. Cette semaine d’évasion m’a fait oublier mon départ définitif de Lettonie qui avait lieu seulement deux jours après notre retour de Russie. Petit dîner international pour clôturer ces deux semestres : je repars avec de magnifiques souvenirs et un désir de renouveler l’expérience. Je suis également très heureuse d’avoir partagé l’une de mes passions avec l’équipe de badminton de Lettonie bien que la communication n’ait pas toujours été facile.

Je ne souffre pas du « syndrome de dépression post-Erasmus » mais je veux bien reconnaître que je suis déjà nostalgique. Nostalgique des rencontres et des découvertes permanentes mais aussi du challenge supplémentaire qu’entraînait la pratique de l’anglais. Finalement…. C’est facile de parler Français ! Bref, merci à tous, merci à tous ceux qui m’ont encore plus motivée pour vivre une future expérience similaire.

Qui sait… une nouvelle histoire à l’étranger dans un an pourra peut-être enrichir à nouveau ce carnet de bord ?

Liel paldies! (Thank you very much!)


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Entre classique et jazz !

Ces trois dernières semaines se sont avérées particulièrement riches en danse et en musique. J’ai assisté pour la première fois au ballet « Carmen – 5 tangos » à l’Opéra national de Lettonie. L’histoire classique de Carmen basée sur une nouvelle écrite par Prosper Mérimée met en scène un triangle amoureux : Carmen, une belle bohémienne, est au cœur des conflits et jalousies entre deux hommes (Don José et Ecamillo). La passion de ses deux prétendants la mènera alors à une fin tragique. Le ballet « Carmen – 5 tangos » est en réalité une très belle version moderne et contemporaine de cette célèbre histoire, chorégraphiée par Krzysztof Pastor, d’origine polonaise.

À tous les amateurs de jazz ou de blues et potentiels voyageurs à Riga, ne manquez surtout pas la grande compétition annuelle « Riga jazz stage », révélant et réunissant de jeunes talents venus du monde entier (USA, Russie, Israël, UK, Lettonie, Lituanie, Suède, Turquie, Finlande, Allemagne, Australie, Estonie) au long de quatre jours de concours. La compétition comprend deux catégories, vocale et saxophone, et se déroule au sein du « Splendide palace » de Riga. J’ai assisté aux « super finales » et découvert, durant 3 heures de spectacles, 12 talentueux musiciens aux styles particulièrement variés. Petit aperçu en vidéo de l’unique finaliste masculin vocaliste, Tamir Grinberg d’Israël !

Scène du « Splendide palace »

Enfin, pensée spéciale pour Vira, notre colocataire ukrainienne qui nous a quittées il y a deux jours pour revenir parmi les siens. Nous espérons te revoir très vite en France !!! Ta présence nous manque déjà !

© Anne Guérin

 

 Atā ! (Bye)

 


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Des vétérans de la Waffen SS défilent à Riga

Nous avons assisté dimanche 16 mars à la parade annuelle tant appréhendée des anciens combattants de la Légion lettone fondée en 1943, une force commandée par l’Allemagne Nazi Waffen SS lors de la seconde Guerre Mondiale. Quelques 140 000 Lettons se sont engagés ou ont été enrôlés dans cette unité d’élite du régime nazi, et 130 000 autres soldats ont combattu aux côtés de l’URSS. Cet événement provoque chaque année une grande polémique : certains y voient une glorification du Nazisme et du fascisme tandis que les partisans considèrent les légionnaires comme des héros s’étant battus pour l’indépendance du pays contre l’armée rouge. Certains Lettons ont en effet accueilli les nazis comme des libérateurs ayant mis fin à la terreur et l’occupation soviétique en 1941. Du point de vue des opposants, les soldats ayant lutté contre le communisme ont aussi participé à l’extermination de milliers de juifs (70 000 à 85 000 juifs lettons) et ne méritent, par conséquent, aucun hommage.

Cette année, le climat était particulièrement tendu en raison de l’intervention Russe en Crimée. Cet événement nourrissait, selon l’opposition, la propagande de Vladimir Poutine. Des députés d’extrême droite ont joint le défilé ainsi qu’Einars  Cilinskis, démis deux jours avant de ses fonctions de Ministre de l’environnement pour avoir annoncé sa participation. La manifestation était alors sujette à divers débordements. Finalement aucun incident majeur n’est survenu bien que quelques 1 500 combattants et sympathisants ont défilé dans les rues de la vieille ville jusqu’au monument de la liberté. Sept personnes ont été arrêtées pour des offenses mineures.

Nous étions au premier rang de l’événement sans comprendre réellement la situation. Les opposants criaient dans un premier temps en chœurs « Honte à vous ! Honte à vous ! ». Puis les circonstances sont rapidement devenues paradoxales : partisans et opposants employaient des slogans identiques pour se répondre. L’un criait « Non au nazisme, non au communisme » et le second lui répondait en brandissant sa pancarte « Non au nazisme, non au communisme ». Petit reportage en images !


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Deux semaines de découvertes et de surprises !

L’expérience de Balta Pirts

L’expérience phare et atypique de ces deux dernières semaines se résume à nos quelques heures de détente dans le sauna traditionnel letton Balta Pirts en compagnie d’Anne et ses deux amies françaises, Morgane et Déborah. Grande première pour la plupart d’entre nous, novices dans le domaine. Nos incompréhensions se sont alors rapidement bousculées.

1. L’hôtesse d’accueil nous a dans un premier temps proposé un bouquet de feuilles séchées de chêne et de bouleau. Nos regards se sont alors croisés en quête d’une explication lorsque Morgane a soudainement annoncé : « les filles, c’est pour se fouetter ! ». Cette pratique, aux airs un peu brutaux, a en effet pour objectif de favoriser la circulation sanguine.

2. A peine entrées dans les vestiaires, nous avons rapidement réalisé que le port du maillot de bain n’avait pas la faveur des clientes du sauna qui dévoilaient leur nudité. Mais outre les regards interrogateurs de certaines habituées, nous sommes tout de même entrées en petite tenue dans la salle principale du sauna.

3. Nous avions alors deux options : hammam ou sauna. Notre premier choix s’est orienté vers le hammam, petit hall intime produisant de la vapeur d’eau. Crédules et ignorantes, nous avons décidé d’apporter nos serviettes et un livret fourni à l’accueil dans le but de nous instruire sur l’histoire de l’établissement durant notre séance de relaxation. Après cinq minutes, nous pouvions essorer nos serviettes ainsi que le petit livret.

Nous avons poursuivi notre activité en accédant au sauna, présenté sous forme de gradins en bois et pouvant atteindre une température de 95 ° C. Vite épuisée par cette chaleur étouffante, j’ai ainsi demandé à l’une des clientes combien de temps nous étions censées rester dans cette pièce. Elle m’a alors répondu « 2 or 3 hours ! ». Pendant 30 secondes de grande naïveté, nous avons vraiment cru qu’il était possible de tenir aussi longtemps dans une pièce s’élevant à une température de 80 ° C.  Jusqu’à ce qu’elle rajoute « I mean… 5 or 10 minutes inside the sauna ». Ouf, nous voilà rassurées, elle parlait effectivement de rester deux ou trois heures dans l’établissement.

C’est alors que Morgane a brandi le bouquet de feuilles séchées et a commencé à se fouetter. Mais une femme, vêtue d’un chapeau traditionnel très original, nous a automatiquement interpellées en nous précisant que nous devions nous fouetter toutes ensembles (« all together ! »). La « bataille » a débuté quelques minutes après, et nous en garderons un très agréable souvenir.

4. La prochaine étape était normalement de prendre un grand bain froid dans la piscine du sauna. Mais nous ne sommes parvenues qu’à y tremper les pieds. Cependant, nous avons continué nos expériences lorsqu’une femme russe nous a proposé un gommage à base de graine et de kéfir (entre yaourt et fromage). BREF, c’était un bon après-midi !

Un week-end presque parfait !

Grande bouffée d’air frais et court dépaysement durant 48 heures ensoleillées pendant lesquelles nous avons pleinement profité.

Notre première soirée s’est déroulée au fameux club folk Ala, bar et restaurant traditionnel de Riga, prisé à la fois par les étudiants et les parents, pour un dîner accompagné d’un concert de jazz. Nous avons ensuite continué notre week-end au sommet de l’hôtel Radisson Blu le dimanche matin pour contempler une très belle vue panoramique de Riga autour d’un délicieux brunch (repas remplaçant à la fois le petit-déjeuner et le déjeuner).

Souhaitant profiter du beau temps, nous avons mis le cap sur le parc national de Kemeri, ville située à 50 km de Riga, en pensant découvrir ces beaux paysages sauvages.

Malheureusement, après deux heures de marche nous avons abandonné notre recherche lorsque nous avons réalisé que le parc s’étendait sur 380 km.

Heureusement, notre week-end s’est conclu en beauté autour d’un cocktail au Skyline bar de l’horloge de Riga. Prochaine étape : notre voyage à Saint-Pétersbourg en Avril !


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Les derniers épisodes de la coloc’

Suite à des semaines de travail très intenses (nous avons tout de même deux cours par semaine), j’ai décidé de prendre du temps pour vous conter mes dernières péripéties.

Nika, notre nouvelle colocataire, s’est très vite intégrée dans notre petit groupe. Elle nous surprend de jours en jours avec son rire particulièrement communicatif et permanent, son style de hip hopeuse, son addiction au thon et sa débordante spontanéité. Vira, quant à elle, dépense la plupart de son énergie dans son combat pour l’Ukraine, actuellement en situation de crise politique. Elles forment à elles-deux un original duo parvenant même à communiquer via leur langue native (Slovaque et Ukrainien). En ce qui concerne Anne et moi-même, outre notre active participation aux soirées Erasmus, il est fréquent que nous passions nos journées en pyjama pour rédiger des essais. Le mois de Mars risque d’être davantage chargé bien que le rythme auquel nous sommes confrontées n’a strictement rien à voir avec celui de l’IUT.

Petite photo de famille !

Vivre en communauté nous apprend notamment à nous sensibiliser aux différents événements affectant nos colocataires. Depuis plusieurs mois, Vira soutient de tout cœur son pays et ses amis impliqués dans cette rébellion contre le gouvernement à travers différentes actions solidaires. Ce dernier a en effet renoncé en novembre à la signature d’un accord de libre échange et de coopération avec l’Union Européenne une semaine avant la date annoncée. Les manifestations ont alors gagné en ampleur au cours de ces derniers mois à Kiev sur la place Maidan et les forces de l’ordre n’ont pas hésité à lever le feu rapidement. Ces photos choquantes témoignent de la gravité de la situation impliquant le décès de 28 personnes et l’hospitalisation de près de 290 personnes jusqu’à présent. Nous avons cependant appris récemment (samedi 22 février) que le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, avait quitté la capitale et que le parlement avait finalement voté à l’unanimité sa destitution. J’ai été heureuse d’apprendre que le maire de Nantes, Patrick Rimbert, avait organisé un rassemblement de soutien dans le but de témoigner sa solidarité aux forces ukrainiennes démocrates et pacifiques vendredi dernier.

Je poursuivrai cet article sur une note plus positive : j’ai  obtenu ma première médaille de « bronze » lettone samedi 22 février à Valmiera, ville située à 110 km au Nord-Est de Riga dans la région de Vidzeme. Elle a déjà trouvé sa place sur l’arbre de Noël sacré du living-room !

Pour finir, nous avons célébré un heureux événement  lundi 24 février : Anne est devenu encore plus grande et a même soufflé ses nombreuses bougies en une seule fois !

Daudz laimes dzimšanas dienā! (Happy Birthday!)